Bilan 2025 : l’ESG devient un actif stratégique pour les fonds et les entreprises

Bilan 2025 : l’ESG devient un actif stratégique pour les fonds et les entreprises

En 2025, l’équipe ESG d’Oderis a réalisé une quarantaine de due diligences ESG, à l’achat comme à la vente. Cet exercice, encore émergent il y a quelques années sur le segment SMID, est de plus en plus plébiscité par les fonds, quels que soient le secteur ou la taille de l’entreprise (de 600 k€ à 400 M€ de chiffre d’affaires dans notre panel).

Cette montée en puissance reflète une double réalité : les fonds attendent désormais des analyses extra-financières rigoureuses, et les entreprises elles-mêmes se structurent pour y répondre.

Voici nos constats issus de cette année d’accompagnement :

Une adoption majoritaire côté Buy Side

Sur notre segment SMID, 85 % des due diligences ESG réalisées l’ont été à l’achat, preuve que les investisseurs veulent désormais identifier dès la phase amont les enjeux, les risques, mais aussi les leviers d’impact liés à l’ESG.

La VDD ESG gagne du terrain, notamment pour valoriser à la cession

La vendor due diligence reste plus rare, notamment dans les opérations primaires, mais elle se développe : 2 sur 5 VDD ESG réalisées cette année dans des contextes de deals primaires.
Elle est particulièrement encouragée par les fonds cédants, qui y voient un levier pour valoriser les actions menées pendant la détention, préparer le terrain pour les repreneurs et documenter la maturité ESG de l’actif.

La feuille de route ESG devient un attendu du process

Au-delà du diagnostic, nos clients demandent quasi systématiquement une feuille de route ESG, destinée à préparer l’après-deal : sensibilisation du management, cadrage des priorités, alignement post-acquisition.
Dans près de 20 % des cas, cette feuille de route est enrichie d’indicateurs ESG à intégrer dans les Management Packages, signe que l’ESG devient un pilier de la performance pilotée.

Des entreprises plus matures, un pilotage de plus en plus stratégique

Même lorsqu’il n’existe pas de fonction RSE dédiée, les sujets ESG sont désormais portés à haut niveau : direction générale, fondateurs, DAF.
Côté investisseurs, 100 % des équipes d’investissement (pas seulement les directeurs ESG) se sont montrées très impliquées dans le process. L’ESG n’est plus périphérique, il est désormais structurant dans la prise de décision.

L’ESG s’invite aussi dans les build-up

Autre signal intéressant : 10 % de nos due diligences ESG en 2025 ont été réalisées dans un contexte de build-up. Portée par les investisseurs, cette démarche vise à aligner les entités nouvellement acquises avec la feuille de route ESG du groupe. Une pratique appelée à se renforcer dans les années à venir.

Carbone, biodiversité, chaîne de valeur : les priorités se précisent

Le bilan carbone reste la priorité n°1 : environ 80 % de nos clients accompagnent leurs participations dans la réalisation ou la mise à jour de leur empreinte carbone dans les 6 mois suivant l’investissement.
La biodiversité progresse comme thème d’analyse, en particulier dans l’agriculture, le BTP ou la chimie, bien que les méthodologies restent complexes.
Enfin, les investisseurs accordent une attention croissante aux risques liés à la chaîne de valeur : approvisionnement, raréfaction des ressources, droits humains, sous-traitance, climat… autant de sujets de plus en plus intégrés dans les réflexions d’investissement.

L’année 2025 confirme que l’ESG n’est plus un exercice “à part”, mais une composante à part entière de l’analyse d’investissement, de la création de valeur et du dialogue actionnaires-dirigeants.
Ce mouvement de fond structure non seulement les attentes des investisseurs, mais aussi les pratiques opérationnelles des entreprises.

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